Un Grand Frère qui comble le manque d’un papa
Publié le 26 Mai 2010France Poirier
Actualités- Publié le 26 mai 2010 à 00:00
|
|
|
Francis Dupont et Louis Castonguay sont jumelés depuis novembre dernier.
|
Toute la dimension d’échanger avec un modèle masculin et de faire des activités entre gars devient significative pour un enfant qui a perdu son père en bas âge.
C’est le cas de Francis Dupont, 12 ans, dont le papa est décédé alors qu’il n’avait à peine que quatre ans. Pour sa mère, Marie-Claude Leduc, elle trouvait important, à l’aube de l’adolescence, que son fils puisse échanger avec un homme.
«Ma famille est petite et il y a peu d’hommes dans notre entourage. De plus, je suis atteinte d’un cancer depuis deux ans et je trouvais important que mes enfants aient quelqu’un de signifiant dans leur vie pour échanger et se confier. Ma fille a aussi une Grande Sœur. Il y a des choses qu’ils ne peuvent partager avec moi, comme leur inquiétude face à ma maladie. Je crois que lorsque le lien sera bien développé entre leur Grand Frère et Grande Sœur, ils vont pouvoir se confier.
Francis est jumelé à Louis Castonguay, 51 ans, depuis le mois de novembre. Ce dernier en est à son deuxième jumelage. «J’ai eu un autre petit frère durant sept ans, qui est aujourd’hui majeur, mais nous avons gardé contact. Les liens ne se coupent pas comme ça. Je n’ai pas eu d’enfant et c’est important pour moi de pouvoir redonner ce que j’ai appris, de transmettre mes connaissances. Je suis en couple et ma conjointe m’appuie dans ma démarche. J’aime la chasse et la pêche et, avec Francis, je lui apprends à faire des mouches, nous allons à la pêche, magasiner dans les magasins de sport, voir des films de gars et éventuellement nous allons aller à la chasse», explique Louis Castonguay.
Présente lors de l’entretien, la maman de Francis ajoute que ce sont toutes des activités que son fils ne ferait pas avec elle et qu’elle est heureuse de voir qu’il peut s’épanouir en dehors du nid familial avec quelqu’un qui peut partager ses goûts et ses intérêts. «Je suis content de faire des activités avec Louis, on va à la pêche et j’aime bien ça. Il m’a appris à pêcher à la mouche et je vais passer mon cours de maniement d’arme pour pouvoir l’accompagner à la chasse», ajoute fièrement le jeune garçon.
Jumelage sécuritaire
Les Grands Frères et Grandes Sœurs sont des gens qui offrent bénévolement de leur temps et leur amitié à des enfants qui en présentent le besoin.
«Ce sont des adultes stables, matures et responsables, choisis selon un processus de sélection stricte et rigoureux, toujours selon les normes nationales des prestations de services. Avant un jumelage, ils sont formés quant à leur rôle auprès des enfants et de leur famille et une participation à la formation sur le Programme de sécurité des enfants est obligatoire», peut-on lire dans le document officiel de l’organisme Les Grands Frères et Grandes Sœurs de la Porte du Nord.
«Pour les parents, c’est rassurant de voir avec quelles précautions l’organisme recrute ses bénévoles. Une enquête est réalisée sur chaque Grand Frère et Grande Sœur et des références doivent être fournies. Après que le jumelage est accepté par le parent, l’enfant et le Grand Frère ou la Grande Sœur, nos intervenants font un suivi régulier et des rencontres individuelles sont prévues aux trois mois afin de s’assurer que le jumelage fonctionne bien», expliquent Carole Dionne, directrice de l’organisme, et Annie-Claude Aucoin, responsable des jumelages.
C’est le cas de Francis Dupont, 12 ans, dont le papa est décédé alors qu’il n’avait à peine que quatre ans. Pour sa mère, Marie-Claude Leduc, elle trouvait important, à l’aube de l’adolescence, que son fils puisse échanger avec un homme.
«Ma famille est petite et il y a peu d’hommes dans notre entourage. De plus, je suis atteinte d’un cancer depuis deux ans et je trouvais important que mes enfants aient quelqu’un de signifiant dans leur vie pour échanger et se confier. Ma fille a aussi une Grande Sœur. Il y a des choses qu’ils ne peuvent partager avec moi, comme leur inquiétude face à ma maladie. Je crois que lorsque le lien sera bien développé entre leur Grand Frère et Grande Sœur, ils vont pouvoir se confier.
Francis est jumelé à Louis Castonguay, 51 ans, depuis le mois de novembre. Ce dernier en est à son deuxième jumelage. «J’ai eu un autre petit frère durant sept ans, qui est aujourd’hui majeur, mais nous avons gardé contact. Les liens ne se coupent pas comme ça. Je n’ai pas eu d’enfant et c’est important pour moi de pouvoir redonner ce que j’ai appris, de transmettre mes connaissances. Je suis en couple et ma conjointe m’appuie dans ma démarche. J’aime la chasse et la pêche et, avec Francis, je lui apprends à faire des mouches, nous allons à la pêche, magasiner dans les magasins de sport, voir des films de gars et éventuellement nous allons aller à la chasse», explique Louis Castonguay.
Présente lors de l’entretien, la maman de Francis ajoute que ce sont toutes des activités que son fils ne ferait pas avec elle et qu’elle est heureuse de voir qu’il peut s’épanouir en dehors du nid familial avec quelqu’un qui peut partager ses goûts et ses intérêts. «Je suis content de faire des activités avec Louis, on va à la pêche et j’aime bien ça. Il m’a appris à pêcher à la mouche et je vais passer mon cours de maniement d’arme pour pouvoir l’accompagner à la chasse», ajoute fièrement le jeune garçon.
Jumelage sécuritaire
Les Grands Frères et Grandes Sœurs sont des gens qui offrent bénévolement de leur temps et leur amitié à des enfants qui en présentent le besoin.
«Ce sont des adultes stables, matures et responsables, choisis selon un processus de sélection stricte et rigoureux, toujours selon les normes nationales des prestations de services. Avant un jumelage, ils sont formés quant à leur rôle auprès des enfants et de leur famille et une participation à la formation sur le Programme de sécurité des enfants est obligatoire», peut-on lire dans le document officiel de l’organisme Les Grands Frères et Grandes Sœurs de la Porte du Nord.
«Pour les parents, c’est rassurant de voir avec quelles précautions l’organisme recrute ses bénévoles. Une enquête est réalisée sur chaque Grand Frère et Grande Sœur et des références doivent être fournies. Après que le jumelage est accepté par le parent, l’enfant et le Grand Frère ou la Grande Sœur, nos intervenants font un suivi régulier et des rencontres individuelles sont prévues aux trois mois afin de s’assurer que le jumelage fonctionne bien», expliquent Carole Dionne, directrice de l’organisme, et Annie-Claude Aucoin, responsable des jumelages.















